Les travaux de Paul Bobin récompensés par le Prix de thèse de la SF-DOHaD

Les travaux de Paul Bobin récompensés par le Prix de thèse de la SF-DOHaD

Les travaux de Paul Bobin ont récemment été récompensés par le Prix de thèse de la Société Francophone des Origines Développementales de la Santé et des Maladies (SF-DOHaD) (https://www.sf-dohad.fr).

Paul Bobin a réalisé sa thèse de doctorat de 2021 à 2025 au sein de l’UMR PhAN, sous la direction de Marie-Cécile Alexandre-Gouabau et Gwenola Le Dréan. Ses travaux, menés dans le cadre du projet ANR GDM-MILK, portaient sur les effets à long terme du diabète gestationnel sur la santé de la descendance.

Le diabète gestationnel concerne environ une grossesse sur six dans le monde et peut augmenter le risque de troubles métaboliques chez les enfants à plus long terme. Les recherches de Paul ont notamment cherché à déterminer si l’allaitement maternel et, plus particulièrement, la composition du lait maternel pouvait influencer ces effets à long terme.

À l’aide d’un modèle expérimental innovant chez le rongeur, ses travaux ont montré que le diabète gestationnel modifie le métabolisme de la mère (Bobin et al., 2024, https://doi.org/10.1152/ajpendo.00396.2024) ainsi que la composition du lait maternel (Bobin et al., 2026, https://doi.org/10.1016/j.jnutbio.2026.110421), avec des conséquences potentielles sur la santé métabolique des descendants. Ses résultats ont également mis en évidence des différences entre les mâles et les femelles, soulignant l’importance de prendre en compte les effets spécifiques au sexe dans l’étude des conséquences à long terme du diabète gestationnel [Bobin et al., en cours de publication].

Ces travaux apportent de nouvelles connaissances sur la manière dont l’environnement pendant la grossesse et les premiers mois de la vie peut influencer la santé à long terme. À plus long terme, ils pourraient contribuer à améliorer les stratégies nutritionnelles et les pratiques d’allaitement chez les mères atteintes de diabète gestationnel, et ainsi participer à réduire le risque de maladies métaboliques liées à la résistance à l’insuline dans les générations futures.

Paul Bobin est aujourd’hui postdoctorant au sein du laboratoire du Prof. Deng – The Department of Molecular Biosciences, The Wenner-Gren Institute (MBW) – Stockholm Universitet.